Les « trente glorieuses » c’est loin ; les années Nasdaq nous ont éblouis pour mieux nous dégriser ; Enron, WorldCom, et Arthur Andersen, cabinet « in » de l’époque, nous ont abusés avec leur vision simplissime de l’économie et ont fini par se crasher, avec la plus grande des inconséquences, ébranlant, d’un séisme vertigineux et prémonitoire, la planète économique et financière. On a beau se dire, c’est bien fait, c’est quand même dommage tellement c’était prévisible. Il est temps de penser le développement des entreprises, des territoires, et des pays autrement. Remettre en débat et en question les formats précodés de vision du monde, qui, d’un côté, résume la finalité de nos entreprises à se transformer en planches à billets pour actionnaires, et de l’autre, ramène les acheteurs à des consommateurs mécaniques obnubilés par le seul paramètre prix, et indifférents à ce que leur propre comportement induit pour leur propre travail, leur propre survie, leur propre famille, leur propres enfants, ...aveugles des vérités à peine maquillées du monde et du temps…
Il est temps de réhabiliter l’entreprise (capitalisée ou pas, associative ou coopérative, sarl ou sa) dans sa vocation à créer de la valeur (monétaires mais pas seulement) et porteuse des projets de ses créateurs ;
Il est temps de resituer l’acheteur comme consommateur et citoyen.
Pour cette approche plus « sensée» du développement de l’activité économique et du développement des entreprises, de nouveaux outils pour penser et pour mettre en œuvre sont nécessaires. A nous de jouer. Pour faire gagner nos clients, pour longtemps.
|